Les blessures infligées par des policiers tirant avec des flash-balls contre des mineurs manifestant pacifiquement sont-elles couvertes par la hiérarchie, tolérées par la justice ou passibles de poursuites ? C’est ce que demandent les parents de Pierre, lycéen de terminale atteint au visage par un tir de flash-ball le 27 novembre 2007 à Nantes. Malgré deux opérations sous anesthésie, il ne voit quasiment plus de l’œil droit. Ses parents ont porté plainte, l’IGPN, la police des polices, a été saisie, ainsi que la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS). Mais le rapport de l’IGPN reste invisible, tant pour les parents que pour la CNDS, ce qui fait ainsi entrave à l’enquête de ces parlementaires et magistrats. Quant au parquet de Nantes, il n’a pas classé l’affaire mais ne répond pas aux demandes de la famille. «La police doit reconnaître sa faute, au lieu de s’enferrer, avec les risques de faux témoignages et de dissimulation de preuves, dit Luc Douillard, père de la victime et prof d’histoire-géo. On souhaite réparation personnelle pour notre fils, mais on veut aussi que soit débattu le surarmement de la police, et qu’on sache si on peut encore manifester sans risquer d’être mutilé.»
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dimanche 29 juin 2008
dimanche 22 juin 2008
Elle escroquait pour mener la belle vie : quatre ans de prison requis
Deux ans de vie fastueuse lui font risquer quatre ans de prison, la peine requise, hier, par l’avocat général contre Françoise Cousin, qui comparaissait devant la cour d’appel de Rennes. Entre 2005 et 2007, la quadragénaire a multiplié les escroqueries et les vols dans les régions de Tréguier et de Morlaix. Le principe de base consistait à ouvrir des comptes bancaires dans différentes agences, en produisant de faux-papiers, puisqu’elle était interdite de chéquiers depuis plusieurs années. Avec les chèques sans provision, elle réglait ses achats dans les grandes surfaces, mais s’offrait aussi des bijoux et des voitures de luxe.
Toutes ses escroqueries et vols lui ont valu d’être condamnée à deux ans de prison par le tribunal de Morlaix, le 29 septembre. Trois jours plus tôt, celui de Guingamp lui avait infligé une peine de dix-huit mois, pour vols à la roulotte sur un parking de Perros-Guirec et cambriolage chez un membre de sa famille. Les deux procédures ont été jointes en appel. Verdict le 8 juillet.
Toutes ses escroqueries et vols lui ont valu d’être condamnée à deux ans de prison par le tribunal de Morlaix, le 29 septembre. Trois jours plus tôt, celui de Guingamp lui avait infligé une peine de dix-huit mois, pour vols à la roulotte sur un parking de Perros-Guirec et cambriolage chez un membre de sa famille. Les deux procédures ont été jointes en appel. Verdict le 8 juillet.
samedi 21 juin 2008
Arnaque inédite : Orange porte plainte
La PJ de Lille a interpellé neuf personnes dans une affaire d’arnaque inédite, qui permettait de récupérer des mobiles Orange neufs. L’opérateur porte plainte.
Dans les faits, le principe est simple. Mais il fallait y penser ! Le service « panne de mise en service » chez Orange permet à un nouvel abonné France Télécom, ou réabonné, de renvoyer un mobile défectueux dans les 30 jours suivant l’achat.
Le client appelle l’opérateur, puis envoie son mobile complet (boite, chargeur…) pour échange avec un téléphone neuf. Les escrocs envoyaient en fait des mobiles avec un bon numéro (unique) IMEI correspondant à celui du client. Sauf que ces mobiles n’étaient pas les bons, des anciens mobiles…
Et en l’espace d’une année, l’affaire s’est répétée 250 fois, et à chaque fois dans le Nord de la France, rapporte le quotidien La Voix du Nord. Début avril, la PJ commence donc son enquête, et débouchera sur un réseau bien formé d’une dizaine de personnes, dont certains directement dans quelques enseignes d’Orange.
Il y a donc ceux qui truquent les factures, donnent les numéros, d’autres bricolent les mobiles, puis ceux qui vendent sur le Web, le plus souvent sur eBay.
Jeudi, neuf personnes ont été arrêtées et poursuivies pour escroquerie en bande organisée et recel, pour un montant escroqué estimé à 80.000 euros.
Orange a donc pris de nouvelles mesures, afin d’éviter un nouveau scénario du genre…
Dans les faits, le principe est simple. Mais il fallait y penser ! Le service « panne de mise en service » chez Orange permet à un nouvel abonné France Télécom, ou réabonné, de renvoyer un mobile défectueux dans les 30 jours suivant l’achat.
Le client appelle l’opérateur, puis envoie son mobile complet (boite, chargeur…) pour échange avec un téléphone neuf. Les escrocs envoyaient en fait des mobiles avec un bon numéro (unique) IMEI correspondant à celui du client. Sauf que ces mobiles n’étaient pas les bons, des anciens mobiles…
Et en l’espace d’une année, l’affaire s’est répétée 250 fois, et à chaque fois dans le Nord de la France, rapporte le quotidien La Voix du Nord. Début avril, la PJ commence donc son enquête, et débouchera sur un réseau bien formé d’une dizaine de personnes, dont certains directement dans quelques enseignes d’Orange.
Il y a donc ceux qui truquent les factures, donnent les numéros, d’autres bricolent les mobiles, puis ceux qui vendent sur le Web, le plus souvent sur eBay.
Jeudi, neuf personnes ont été arrêtées et poursuivies pour escroquerie en bande organisée et recel, pour un montant escroqué estimé à 80.000 euros.
Orange a donc pris de nouvelles mesures, afin d’éviter un nouveau scénario du genre…
mercredi 18 juin 2008
Dix mois de prison avec sursis pour une fausse alerte à la bombe
Le 29 mai, le centre commercial Carrefour était évacué durant près de quatre heures, suite à une alerte à la bombe qui se révéla être un canular. Hier, l'homme à l'origine des faits était jugé en audience correctionnelle. Le tribunal de Dunkerque l'a condamné à dix mois de prison avec sursis.
« C'est parti tout seul. Je n'ai pas fait exprès. » Un peu léger comme explication, mais le tribunal n'aura pas mieux. Hier matin, à la barre de l'audience correctionnelle, B. M., quadragénaire dunkerquois, n'est pas parvenu à expliquer son geste.
Le 29 mai, à 13 h 40, il appelle la police depuisla galerie marchande de Carrefour, à Saint-Pol-sur-Mer. Il annonce sans broncher qu'il vient de poser une bombe dans le centre commercial. Rapidement évacués, les lieux seront fouillés durant près de quatre heures par les équipes de déminage. Sans succès, évidemment, puisque l'homme a tout inventé.
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« C'est parti tout seul. Je n'ai pas fait exprès. » Un peu léger comme explication, mais le tribunal n'aura pas mieux. Hier matin, à la barre de l'audience correctionnelle, B. M., quadragénaire dunkerquois, n'est pas parvenu à expliquer son geste.
Le 29 mai, à 13 h 40, il appelle la police depuisla galerie marchande de Carrefour, à Saint-Pol-sur-Mer. Il annonce sans broncher qu'il vient de poser une bombe dans le centre commercial. Rapidement évacués, les lieux seront fouillés durant près de quatre heures par les équipes de déminage. Sans succès, évidemment, puisque l'homme a tout inventé.
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mercredi 4 juin 2008
Conseiller dans une banque, il vole 500.000 euros
Un conseiller clientèle d'une agence Banque Populaire d'Ecole-Valentin (Doubs) est poursuivi pour escroquerie après avoir détourné quelque 488.578 euros à sa banque en l'espace de trois ans.
Entre juillet 2005 et mars 2008, cet homme d'une cinquantaine d'années, employé par la Banque Populaire depuis 1975, a ouvert treize prêts sous de fausses identités ou en utilisant celles de clients existants.
Marié et père de trois enfants dont deux toujours à charge, il utilisait l'argent ainsi détourné pour éponger les emprunts contractés et qui s'élevaient à 3.000 euros par mois, les revenus mensuels du couple ne dépassant pas les 3.900 euros.
La banque, qui s'est aperçue des irrégularités en mars, a alors licencié l'employé indélicat pour "faute lourde" et a porté plainte pour escroquerie.
L'homme, qui devait être jugé mercredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Besançon, a obtenu un délai afin de préparer sa défense. Placé sous contrôle judiciaire, il comparaîtra le 27 juin.
Entre juillet 2005 et mars 2008, cet homme d'une cinquantaine d'années, employé par la Banque Populaire depuis 1975, a ouvert treize prêts sous de fausses identités ou en utilisant celles de clients existants.
Marié et père de trois enfants dont deux toujours à charge, il utilisait l'argent ainsi détourné pour éponger les emprunts contractés et qui s'élevaient à 3.000 euros par mois, les revenus mensuels du couple ne dépassant pas les 3.900 euros.
La banque, qui s'est aperçue des irrégularités en mars, a alors licencié l'employé indélicat pour "faute lourde" et a porté plainte pour escroquerie.
L'homme, qui devait être jugé mercredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Besançon, a obtenu un délai afin de préparer sa défense. Placé sous contrôle judiciaire, il comparaîtra le 27 juin.
samedi 31 mai 2008
Des panneaux interdisant l'accès aux gens du voyage à une commune de la Loire enlevés après une plainte de SOS Racisme
Après l'annonce du dépôt d'une plainte par SOS Racisme, la préfecture de la Loire a annoncé vendredi soir l'enlèvement en cours de panneaux interdisant l'accès aux gens du voyage, situés à l'entrée de la commune de Saint-Martin-la-Plaine
"Informés par SOS Racisme, nous avons contacté le maire de la commune qui a convenu qu'il s'agissait d'une maladresse", a déclaré Laurent Buchaillat, le directeur de cabinet du préfet, joint par téléphone. La préfecture indique que "l'élu a décidé de faire procéder à l'enlèvement en cette fin d'après-midi des panneaux en cause", ajoutant que cette signalisation avait un caractère "inacceptable".
SOS Racisme avait annoncé vendredi avoir déposé la veille une plaine contre X à Saint-Etienne pour discrimination concernant ces panneaux de signalisation routière. Les six panneaux rond d'interdiction fixés sous celui du nom de la commune, portaient sur fond rouge l'inscription "interdit aux gens du voyage".
Encore visibles vendredi, ils avaient, semble-t-il, été installés en décembre dernier à la suite d'un arrêté municipal de septembre 2007 interdisant le stationnement des gens du voyage sur la commune, après la fermeture d'une aire qui leur était réservée. Saïd Hamimi, secrétaire général de SOS Racisme Loire, qui avait également envoyé une lettre de protestation au préfet de la Loire, estime qu'"il s'agit d'un acte de discrimination délibéré, d'autant plus choquant de la part d'élus"
"Informés par SOS Racisme, nous avons contacté le maire de la commune qui a convenu qu'il s'agissait d'une maladresse", a déclaré Laurent Buchaillat, le directeur de cabinet du préfet, joint par téléphone. La préfecture indique que "l'élu a décidé de faire procéder à l'enlèvement en cette fin d'après-midi des panneaux en cause", ajoutant que cette signalisation avait un caractère "inacceptable".
SOS Racisme avait annoncé vendredi avoir déposé la veille une plaine contre X à Saint-Etienne pour discrimination concernant ces panneaux de signalisation routière. Les six panneaux rond d'interdiction fixés sous celui du nom de la commune, portaient sur fond rouge l'inscription "interdit aux gens du voyage".
Encore visibles vendredi, ils avaient, semble-t-il, été installés en décembre dernier à la suite d'un arrêté municipal de septembre 2007 interdisant le stationnement des gens du voyage sur la commune, après la fermeture d'une aire qui leur était réservée. Saïd Hamimi, secrétaire général de SOS Racisme Loire, qui avait également envoyé une lettre de protestation au préfet de la Loire, estime qu'"il s'agit d'un acte de discrimination délibéré, d'autant plus choquant de la part d'élus"
lundi 5 mai 2008
Poussette renversée
Le 3 mai, en plein après-midi ensoleillé, une jeune fille téléphone à un ami, près de la gare de Lille-Flandres. Stupéfaite, elle constate en même temps qu’une poussette se renverse, qu’un bébé tombe sur le sol, qu’un jeune homme attrape alors l’enfant par le bras et le jette dans la poussette ! Le bébé hurle. « J’’ai immédiatement appelé les pompiers », raconte l’étudiante. La police arrive et interpelle le père : Jamal Borbia, 38 ans, toxicomane mais, dimanche, défoncé surtout à l’alcool. « J’ai bu des bières fortes, je ne savais pas qu’avec le soleil, ça ferait un frappage (sic) comme ça sur ma tête », dit-il. On constate des ecchymoses sur l’avant-bras du bébé. « J’ai jamais été violent, je ne sais pas pourquoi la poussette s’est renversée », clame le prévenu. « Le prévenu, pour étouffer les cris de l’enfant, avait jeté une couverture sur lui ! Le bébé a 7 mois, en plus, il s’agit d’un enfant handicapé », souligne, très en colère, la procureure Nounou.
12 mois de prison dont 6 de sursis avec mise à l’épreuve.
12 mois de prison dont 6 de sursis avec mise à l’épreuve.
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